Course à pied et capteur de puissance (Stryd)

Introduction

Dans ce premier article (également publié dans le dernier numéro de 10-21-42km) nous introduisons le concept de Puissance pour les entrainements en course à pied.

Dans un second article à paraitre prochainement nous reviendrons sur un test complet effectué sur plusieurs séances d'entrainement afin de vous donner plus de détails sur l'utilisation concrète de ce powermeter.

La puissance: une composante déjà familière pour le cycliste

De nos jours, la puissance à vélo est chose plutôt connue et répendue chez les cyclistes et son utilisation n’est plus exclusivement l’intérieur des grands pelotons du Tour de France. La plupart des athlètes connaissent maintenant l’importance de cette valeur, tant pour sa spécificité durant l’entrainement, que par son utilité lors de la gestion d’effort en compétition.

Les cyclistes utilisent la puissance car elle procure une mesure précise et objective de l’intensité fournit, sans variations et influences externes. Prenons la fréquence cardiaque par exemple, qui est une bonne valeur d’entrainement, cependant elle sera directement influencée par une fatigue accumulée, un manque de sommeil ou bien une petite bière de trop la veille. Cela vient donc fausser les données et rendre l’entrainement beaucoup moins spécifique, donc moins productif. La puissance elle…elle se fout de tout ça et vous donne l’heure juste sur l’effort que vous donnez et ce peu importe la fatigue, le stress ou bien la quantité de vent! 200w c’est 200w!

L'intérêt de la puissance en course à pied

La course à pied étant un sport qui ne requiert pas beaucoup d’accessoires, depuis plusieurs années il y avait très peu de nouveaux gadgets sur le marché après l’arrivée massive des capteurs de fréquences cardiaques et des montres gps. Donc, la création d’un outil comme le capteur de puissance pour la course à pied est totalement innovatrice et je dirais même plus, révolutionnaire.

Cela permettra donc de pouvoir avoir des zones de puissances précises pour chaque athlète.

Donc en utilisant le wattage comme valeur principale, nous pourront dissocier les fameuses zones d’entrainement du pace ou du heart rate, qui sont très variables selon l’état de l’athlète ou du terrain emprunté. Tout comme le vélo, nos jambes agissent comme la transmission, à l’aide de ses nombreux senseurs et de son processeur puissant, le capteur enregistre les accélérations, décélérations et déplacements sur plusieurs axes, ainsi que la déflection, pour en faire la corrélation avec la force requise pour produire ces mouvements.

Ensuite, on met le tout dans l’équation simple : Force X Vélocité = Puissance (W)

Améliorer avant tout son efficacité et donc sa technique

Cependant, la course est beaucoup plus complexe que le vélo qui est contrôlé par les pièces précises et contient trop de variables biomécaniques, alors il ne faut pas penser que c’est exactement la même chose que la puissance en vélo. Également, le but ultime en course à pied est de fournir une plus petite puissance pour une allure donnée, contrairement au vélo où l’on veut pousser le plus de watts que possible afin d’aller plus vite. Le "running power meter" devient donc un outil important afin d’analyser la foulée et de quantifier l’efficacité du coureur, deux aspects hypers cruciales, mais que jusqu’à présent étaient très difficile à quantifier.

Dans la course, il n’y a aucune puissance associée au mouvement vers l'avant, mais elle provient toute de l’énergie dépensé à bouger nos membres. C’est donc dire que d’avoir une meilleure forme et technique de course vous rendra plus efficace, donc plus économe sur chaque foulée pour la même vitesse. Plus économe donc plus facile, plus facile alors plus d’énergie et de ce fait il est possible d’aller plus vite.

Cadence, temps de contact au sol, vitesse, longueur de foulée, oscillation verticale sont des datas plutôt méconnues, mais essentielles pour une analyse plus poussée de l’efficacité d’un coureur. Changer votre cadence, baisser les épaules, se pencher légèrement vers l’avant, ayant la possibilité d’en savoir plus, on peut alors plus facilement savoir sur quel point travailler pour améliorer sa technique, donc optimiser son efficacité et la résultante finale serait d’obtenir une baisse de la puissance générale requise pour courir. Outils intéressant aussi lors d’entrainements ou évènements, afin de voir la variation de puissance au moment où notre foulée ce détériore avec la fatigue et de se redresser.

Un peu comme la natation, où avec la résistance de l’eau il est plus flagrant de voir qu’une bonne technique efficace et économe est requise pour avancer le plus vite avec le moins d’effort possible. Cette même théorie s